Près d’un Belge sur quatre ignore que les produits de fast tech sont des appareils électriques

Un mauvais tri augmente le risque d’incendie : Recupel simule un camion-poubelle en feu devant la Gare Centrale de Bruxelles pour attirer l’attention sur les risques d’incendies liés aux appareils électriques jetés au mauvais endroit

Trois Belges sur quatre ont acheté des produits de fast tech au cours de l’année écoulée, mais près d’un sur quatre ne réalise pas que ces gadgets bon marché contiennent des composants électriques et doivent être correctement recyclés après usage. C’est ce qui ressort d’une étude menée par le WEEE Forum et Recupel à l’occasion de la Journée internationale des déchets électroniques (14 octobre). Les gadgets électriques contiennent des batteries et finissent encore trop souvent dans les déchets résiduels ou les PMC. Ces batteries peuvent alors être endommagées lors de la collecte et du traitement des déchets et provoquer un incendie.

Un camion-poubelle en feu au Carrefour de l’Europe, devant la Gare Centrale de Bruxelles : avec cette action spectaculaire, Recupel veut provoquer une prise de conscience chez les Belges. Le camion-poubelle semble être la proie des flammes, mais il ne s’agit pas d’un véritable incendie. Cette simulation sûre et contrôlée vise à attirer l’attention des passants sur un problème qui fait de plus en plus souvent l’actualité : les incendies dans les camions de collecte des déchets et les centres de tri ou de traitement, provoqués par les batteries d’appareils électriques mal triés.

La fast tech, l’angle mort des déchets électriques

Écouteurs sans fil, mini-enceintes, éclairages LED bon marché, petits ventilateurs ou jouets électriques : les petits appareils électriques bon marché, aussi appelés « fast tech », font désormais partie intégrante de notre quotidien. Ce terme fait référence à la « fast fashion » : des produits peu coûteux, souvent utilisés pendant une courte période et rapidement remplacés.

 

Une nouvelle étude menée dans 12 pays européens par le WEEE Forum, dont Recupel est membre, révèle que 75 % des répondants belges ont acheté au moins un produit de fast tech au cours de l’année écoulée. Pourtant, près d’un sur quatre (23,6 %) ignorait, avant l’étude, que ces petits gadgets contenaient des composants électriques. La Belgique affiche ainsi le troisième pourcentage le plus élevé parmi les douze pays européens étudiés.

Cet angle mort a des conséquences lorsque les consommateurs se débarrassent de leurs appareils. Ainsi, 17,4 % des acheteurs belges déclarent avoir déjà jeté des produits de « fast tech » avec les déchets résiduels. Et 11,7 % les ont jetés avec les PMC.

Ce geste n’est pas sans danger. De nombreux petits appareils rechargeables contiennent une batterie lithium-ion. Si celle-ci est endommagée, écrasée ou broyée lors de la collecte ou du traitement des déchets, elle peut surchauffer et provoquer un incendie. Cela peut se produire dans les camions-poubelles, les centres de tri et les installations de traitement, ce qui entraine des risques pour les employés, des dégâts aux installations et des interruptions de la collecte des déchets.

 

Kwafie Jansen, COO Renewi:

« Ce qui semble n’être qu’un appareil inoffensif pour le consommateur peut avoir de lourdes conséquences plus loin dans la chaîne des déchets. Un incendie ne perturbe pas seulement la collecte et le traitement des déchets, il peut aussi mettre en danger nos collaborateurs. En tant qu’entreprise de recyclage, nous savons à quel point il est essentiel que les matériaux soient correctement triés dès la source. Cela rend nos activités plus sûres et nous permet de récupérer davantage de matières premières précieuses. C’est pourquoi nous soutenons cette action de Recupel. »

Eric Dewaet, CEO de Recupel:

« Un appareil n’a pas besoin d’avoir une prise ou un câble visible pour être un appareil électrique. Ça s’allume, ça se branche, ça se charge ? Alors, il n’a pas sa place dans les déchets résiduels ou les PMC. Le tri correct est crucial, surtout pour les appareils équipés d’une batterie. Un petit gadget peut représenter un risque d’incendie important s’il n’est pas jeté correctement. Avec cette action frappante, nous souhaitons sensibiliser les Belges à ce risque et les encourager à rapporter correctement tous leurs appareils électriques, même les plus petits. »

Les Belges se rendent facilement au recyparc, mais moins au magasin

Il y a aussi de bonnes nouvelles : les consommateurs belges trouvent assez facilement le chemin du recyparc. Ainsi, 42,8 % des acheteurs y apportent les produits de fast tech dont ils se débarrassent. La Belgique figure ainsi parmi les trois pays les mieux classés des douze pays européens étudiés.

En revanche, les magasins restent largement sous-utilisés comme canal de collecte. Seuls 14,6 % des consommateurs rapportent les produits de fast tech dont ils se débarrassent dans un point de collecte en magasin, soit le pourcentage le plus faible de tous les pays étudiés. Pourtant, les magasins qui vendent des appareils électriques sont tenus de reprendre les anciens appareils lors de l’achat d’un nouvel appareil équivalent.

Par ailleurs, de nombreux appareils électriques restent inutilisés dans les foyers belges. Plus d’un acheteur belge sur quatre (26,5 %) conserve simplement chez lui des produits de fast tech hors d’usage ou inutilisés.

Acheter plus durable, une intention qui ne se traduit pas toujours dans les actes

L’étude met également en évidence une contradiction frappante. Trois acheteurs belges sur quatre (75,1 %) se disent prêts à payer davantage pour un appareil qui dure plus longtemps. Pourtant, 56,1 % rachèteraient, en cas de panne, le même appareil ou un autre appareil de fast tech bon marché. Près de deux sur trois (62,3 %) ne prévoient d’ailleurs pas de réduire leur consommation de fast tech au cours des douze prochains mois.

La volonté de consommer de manière plus durable existe donc bel et bien, mais elle est loin de toujours se traduire dans les comportements d’achat.

La « fast tech » ? Identifiez-la et triez-la comme un appareil électrique

À l’occasion de la Journée internationale des déchets électroniques, Recupel invite les consommateurs à s’interroger sur ce que contiennent leurs petits gadgets, même les plus petits.

  • Identifiez-le : un produit fonctionne-t-il à l’électricité, avec des piles ou une batterie rechargeable ? Il s’agit alors d’un appareil électrique, aussi petit ou bon marché soit-il.
  • Donnez-lui une seconde vie : l’appareil est-il encore utilisable ? Donnez-le ou apportez-le dans un magasin de seconde main.
  • Rapportez-le au bon endroit : l’appareil est-il cassé ou inutilisable ? Apportez-le dans un point Recupel au recyparc ou en magasin.
  • Ne le jetez jamais avec les déchets résiduels ou les PMC : vous évitez ainsi tout risque d’incendie et permettez la réutilisation des matières premières précieuses contenues dans les appareils usagés.

 

La « fast tech » en chiffres, les Belges et leurs gadgets bon marché

La nouvelle étude européenne du WEEE Forum montre à quel point la « fast tech » est populaire et les problèmes fréquents liés à son élimination :

  • 75 % des répondants belges ont acheté au moins un produit de fast tech au cours de l’année écoulée. La Belgique se classe ainsi dixième parmi les douze pays étudiés.
  • 55 % des acheteurs citent le bas prix comme raison de leur achat, tandis que 38 % se laissent séduire par les promotions.
  • 23,6 % ignoraient, avant l’étude, que ces appareils contiennent des composants électriques, soit le troisième pourcentage le plus élevé parmi les douze pays étudiés.
  • 17,4 % ont déjà jeté des produits de fast tech avec les déchets résiduels, et 11,7 % avec les déchets PMC.
  • 26,5 % conservent chez eux des produits de fast tech hors d’usage ou inutilisés.
  • 42,8 % apportent leurs produits de fast tech au recyparc, soit le troisième pourcentage le plus élevé parmi les douze pays.
  • 14,6 % les apportent dans un point de collecte en magasin, soit le pourcentage le plus faible de tous les pays étudiés.
  • 75,1 % se disent prêts à payer davantage pour un appareil qui dure plus longtemps, mais 56,1 % rachèteraient un appareil de fast tech bon marché en cas de panne.
  • 62,3 % n’ont pas l’intention de réduire leur consommation de fast tech au cours de l’année à venir.
  • 52,3 % ignorent que les plateformes en ligne qui vendent des appareils électriques doivent contribuer financièrement à leur collecte et à leur recyclage.

À propos de l’étude et de la Journée internationale des déchets électroniques

L’étude sur la fast tech a été réalisée à la demande du WEEE Forum par Bellegarde Scientific Consulting auprès de 10 245 adultes dans douze pays européens. En Belgique, elle a été menée en collaboration avec Recupel.

La Journée internationale des déchets électroniques a lieu chaque année le 14 octobre. Il s’agit d’une campagne mondiale de sensibilisation menée par le WEEE Forum et ses membres, dont Recupel, afin d’encourager la collecte et le recyclage responsable des appareils électriques et électroniques. L’action devant la Gare Centrale de Bruxelles a été réalisée en collaboration avec Renewi.

 

 

Valerie Rampi

Spokesperson - PR/PA manager, Recupel

 

 

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À propos de Recupel

Recupel collecte durablement et gratuitement des appareils électr(on)iques pour leur donner une nouvelle vie. En stimulant les réparations et le réemploi et en organisant le recyclage, l'asbl entend réduire la consommation de matières premières et d'énergie. Nous pouvons compter pour cela sur de nombreux partenaires de la chaîne circulaire. 

Vous pouvez déposer vos appareils usagés ou inutilisés dans une ressourcerie, un parc de recyclage, un magasin d'électroménager ou un supermarché. Les entreprises et organisations peuvent demander une collecte via Recupel Pick-up.

Vous trouverez de plus amples informations sur www.recupel.be.

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