Un énorme potentiel pour le réemploi et le recyclage à portée de main

Pas moins de 46 millions d’appareils électriques inutilisés en Belgique.

Jeudi 28 juin 2018 — Une récente étude pour le compte de Recupel révèle que l’ensemble des ménages belges possède près de 378 millions d’appareils électroménagers et électroniques. Près de 46 millions d’entre eux ne sont plus utilisés : lecteurs DVD, projecteurs, vieux smartphones, calculatrices … Souvent, ils fonctionnent encore. Recupel appelle à collecter ces appareils aux fins de réutilisation ou de recyclage. « Si chacun fait un petit effort, nous ferons un grand pas vers une société circulaire », cite Ingrid Nolet, porte-parole de Recupel. 

Le top des appareils inutilisés

Au total, près de 46 millions d’appareils sont inutilisés : tant des appareils qui fonctionnent encore correctement que des appareils défectueux ou dont le fonctionnement n’est plus vraiment fiable. Dans le top 10 des appareils inutilisés mais encore en bon état de marche[1] nous retrouvons ces classiques : les projecteurs (43 % fonctionnent encore !), les jouets électriques (26 %) et les téléphones mobiles (17 %).

Les jouets électriques bénéficient d’un traitement particulier et retrouvent plus rapidement une deuxième vie. En comparaison avec les autres appareils électro ménagers, les jouets électriques sont facilement donnés, vendus ou apportés dans un magasin de seconde main. 

L’étude démontre également que les grands appareils souvent utilisés, tels que les tables de cuisson, les machines à laver ou les lave-vaisselles, sont plus rapidement mis au rebut que ceux de petite taille.

Des appareils toujours plus petits, des soucis toujours plus importants ?

Saviez-vous que chaque ménage possède environ 77 appareils électro ? Notamment, des grands appareils tels que les machines à laver et les lave-vaisselles, ainsi que du petit électroménager. Cette dernière catégorie ne cesse d’ailleurs de croître : nous assistons à une certaine miniaturisation des appareils. Ainsi, en 2017, chaque famille possédait en moyenne 15,5 appareils ICT (écrans, ordinateurs, smartphones) contre 14,7 environ fin 2015.

Ce sont avant tout ces petits appareils électroménagers - relativement bon marché - que l’on retrouve dans les poubelles ménagères. Songez ainsi aux lampes torches/lampes de vélo (18 %), casques audio (18 %) et calculatrices (16 %).

« Nous continuons de sensibiliser les citoyens à la mise au rebut correcte des petits appareils électro, et nos campagnes connaissent un grand succès ! », souligne Ingrid Nolet. « Nous avons  collecté en 2017 plus de 38 millions d’appareils électro. Une augmentation de 17,4 % par rapport à 2016 ».

Autre nouvelle positive, cette fois pour l’environnement et la mobilité : près de 17 % des ménages belges possèdent un vélo électrique. Une hausse de 30 % par rapport à 2015. Y a-t-il, au contraire, des appareils que nous utilisons de moins en moins ? Assurément : les téléphones fixes et, sans surprise, les télévisions à tube cathodique.

Chaque Belge possède une mine urbaine

« Les Belges ne réalisent pas encore à quel point - et pourquoi - il est facile d’offrir à ces appareils inutilisés une deuxième vie ou de leur assurer un recyclage qui permettra de récupérer les matières premières qu’ils contiennent. Nous évoluons ce faisant vers une société circulaire dans laquelle les vieux matériaux se transforment en nouvelles matières premières. Au lieu d’épuiser notre planète via une extraction minière polluante, nous devons considérer chaque maison comme une mine urbaine recelant une foule de trésors électro. Chaque Belge dispose d’une belle mine urbaine ! »

Concrètement, vers où allons-nous ?

« Recupel invite tous les ménages belges à déposer leurs appareils - en bon état de marche ou non - dans les Points de Recyclage, recyparcs ou centres de réutilisation », explique Peter Sabbe, CEO de Recupel. « Les appareils inutilisés dont le fonctionnement est défectueux peuvent encore être réparés. De très nombreux appareils électro se voient offrir une deuxième vie grâce aux réparations et à leur revalorisation par des entreprises d’économie sociale telles que Ressources (par exemple via Les Petits Riens) ou Komosie (via  les ‘Kringwinkels’). Grâce à cette Étude de possession, nous pouvons désormais traduire la réutilisation en données chiffrées : 30 % environ des appareils mis au rebut intègrent le circuit de la réutilisation ! »

Recyparc, Point de Recyclage et reprise par le détaillant / l’installateur sont populaires

Parmi les différents modes de mise au rebut, le recyparc, le Point de Recyclage et la reprise par le détaillant/l’installateur furent les plus populaires en 2017. À elles seules, ces méthodes ont représenté près de 60 % des collectes ! 

« Nous avons identifié trois raisons majeures pour se débarrasser de l’électro : dans 59 % des cas l’appareil était hors d’usage, dans 22 % des cas l’appareil était peu ou pas utilisé, et dans 17 % des cas le consommateur avait acheté un nouvel appareil avec plus de fonctionnalités, surtout dans la catégorie IT », ajoute encore Peter Sabbe.

Nous sommes donc en bonne voie pour ce qui est de la réutilisation d’appareils électro et l’avènement d’une véritable société circulaire en Belgique.

Vous trouverez plus de données quant à la possession d’appareils électro ainsi qu’un chouette quiz sur le site web www.recupel.be. Participez à notre Quiz !

Ci-joint également une infographie accompagnant le communiqué de presse.

 

À propos de l’étude

L’Étude de possession réalisée par le bureau d’études GfK a permis d’identifier les appareils que l’on retrouve le plus souvent dans les foyers belges (qu’ils soient ou non utilisés) et les appareils qui finissent en tant que déchet, au regard de la même étude réalisée en 2013 et 2015. Recupel met à profit les résultats de cette enquête biennale pour optimiser ses méthodes de collecte et conscientiser la population à la nécessité de la réutilisation ou au recyclage des appareils électro usagés.

[1] N’ayant pas été utilisés au moins une fois au cours de l’année précédente.

Contactez-nous